Vivre le Carême 2014 avec le diocèse de Gap et d’Embrun

Au cours de ce Carême, divers membres de services diocésains vont s’exprimer tour à tour, chaque semaine.

En ce mercredi des Cendres, Thierry Paillard, du secrétariat de la Maison épiscopale à Gap, invite à vivre le Carême en tenue de service. 

Mercredi des Cendres
Thierry Paillard

Bonjour,

Regardez bien ce dessin. Il s’agit d’un escalier sans fin, qu’on appelle aussi escalier d’Escher-Penrose, du nom de ses inventeurs. C’est un escalier qui a l’air vrai sur le papier mais qui ne peut pas exister en réalité. Alors même que vous descendez sans cesse, en fait vous ne descendez pas.

Eh bien le temps du Carême je le vois un peu comme cela. Nous sommes tous au service les uns des autres. Et lorsque je m’abaisse pour être au service de quelqu’un, en fait cet abaissement m’élève.

Pour ce temps du Carême, plusieurs personnes du diocèse vont s’exprimer tour à tour en vidéo, une religieuse et plusieurs salariés laïcs. Toutes ces personnes ont pour point commun d’être au service du diocèse. Pour ma part je travaille au secrétariat de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri. Je suis à son service. Mais lui est au service du peuple de Dieu qui lui a été confié par le pape. Et chacun des responsables des différents services diocésains sont au service des paroisses, des curés, des chrétiens, d’un monde que nous souhaitons plus fraternel, plus humain.

Un jour que j’étais à Rome, au Vatican (lieu de bien des pouvoirs et de bien des abus de pouvoir, me direz-vous), je suis allé visiter la chapelle offerte au pape Jean-Paul II pour ses cinquante ans d’ordination. Cette chapelle est recouverte de mosaïques réalisées par le père Rupnik, un jésuite slovène. Ce qui m’a frappé dans cette chapelle, ce sont d’un côté, sur toute une paroi, les images montrant le Fils de Dieu qui s’abaisse : son incarnation, son baptême dans les eaux du Jourdain, le Christ au service de l’humanité souffrante, le lavement des pieds de ses disciples, sa mort sur la croix, sa descente au séjour des morts. Et puis sur l’autre paroi, le Fils de Dieu qui est élevé : la résurrection, l’ascension, l’envoi de l’Esprit Saint, les multiples manières de vivre du Christ pour nous, dans le mariage, comme prêtre, dans la vie consacrée.

Je me suis alors senti bien dans cette chapelle, avec en son centre le lieu de la parole et de l’eucharistie. Elle me rappelait que l’Église est une communauté, une grande famille, où tous nous sommes au service les uns des autres, où tous nous vivons du même Esprit, chacun à notre place. Le lieu aidait à avoir ce regard de foi, qui fait voir l’Église comme lieu où le Christ se rend présent à son peuple par le ministère du prêtre pour nous mener vers le Père. Le Christ en s’abaissant s’élève et nous emmène avec lui. Et nous sommes emportés dans ce mouvement, appelés vivre de ce même mouvement dans nos lieux de vie.

J’ai aimé cette chapelle. Comme l’escalier sans fin dont je parlais au début, celui qui s’abaisse s’élève. Mais alors que l’escalier d’Escher-Penrose est une illusion d’optique et peut décevoir finalement. Cette chapelle m’est apparue comme le pur reflet de la réalité et de la beauté de la foi chrétienne.

Alors en ce mercredi des cendres, où il sera dit que nous sommes “poussière”, ou mieux, terre, humus, humain, soyons un peu plus humus pour les autres, un peu plus humble, en étant à leur service, en vivant nos responsabilités respectives dans un esprit de service.

Bon et saint Carême à tous.

Thierry Paillard
du secrétariat de la Maison épiscopale

 

Dimanche prochain, premier dimanche de Carême, vidéo par Sœur Béatrice Blazy, responsable du service diocésain de la catéchèse et du catéchuménat, à l’occasion de l’appel décisif des catéchumènes en l’église Saint-Roch à Gap, à 11h00, par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri.

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