Mais lui allait son chemin – Lundi 12 mars

« Quand Jésus entrait quelque part, on finissait toujours par le chasser en lui lançant des pierres ; moi, quand j’entre quelque part, on me sert le thé… » Ces propos désabusés d’un évêque nous interrogent. Qu’est-ce que nos politesses mondaines, nos consensus étudiés, nos affabilités courtoises gardent d’évangéliques ? Pour être fidèle au Christ, ne devrais-je pas m’écrier : « Il y avait beaucoup de lecteurs de Magnificat en ce mois de mars 2012, or la grâce ne fut envoyée à aucun d’eux, mais à ce mécréant notoire qui eut l’humilité de la demander dans la prière » ?

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Où est la maison de mon père ? – Dimanche 11 mars

Le plus beau message de Jean-Paul II était simple et sublime à la fois : « La personne de l’homme est sacrée, unique et irremplaçable. » La plus belle des cathédrales n’est que le lieu où le Seigneur réside dans le Saint-Sacrement. Sa maison, c’est tout être vivant. Du pire des pécheurs au plus grand saint ; il réside là. À nous de chercher cette perle de cristal enfouie en tout humain.

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De nouveau tu nous montres ta tendresse – Samedi 10 mars

Une fois encore, le récit du père et de ses deux fils ponctue le Carême. Si le pardon offert au prodigue le rétablit dans sa dignité de fils, il nous provoque et nous interroge devant tant de miséricorde. Mais, quand ton fils que voilà est arrivé, après avoir dépensé ton bien avec des filles… (Lc 15, 30). Pourtant, c’est bien le Père, plutôt que les fils, qui occupe le devant de la scène, ce père, dont le prophète Michée nous révèle qu’il prend plaisir à faire grâce (Mi 7, 18). Nos éloignements apparaissent alors étrangement raccourcis, nos fautes remises à leur juste place devant ce Dieu qui n’en finit jamais de nous montrer sa tendresse. Tu jettes toutes nos fautes au fond de la mer (Mi 7, 19).

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La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs… – Vendredi 9 mars

Le choix de suivre le Christ dans son « retournement pascal » devient de plus en plus urgent. Cherchez le Seigneur et sa puissance (Ps 104, 4) ! La parabole des vignerons qui s’emparent de la vigne du maître insiste plus encore sur nos difficultés à reconnaître dans le rabbi de Nazareth le Fils bien-aimé, dont le visage transfiguré au Thabor révélait celui du Père. Comme pour les pharisiens de l’Évangile, le risque demeure de le rejeter et de s’approprier le fruit de la vigne.

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Béni soit l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur – Jeudi 8 mars

Le dialogue entre Abraham et l’homme riche, dans l’Évangile de ce jour, traduit bien notre difficulté à reconnaître la présence agissante du Seigneur dans notre vie. Que faudrait-il pour que nos yeux soient enfin capables de le contempler ? Quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus ! (Lc 16, 31).

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