Le groupe des Dombes
La communauté de Taizé
Le Conseil des Églises chrétiennes en France
Le Conseil œcuménique de Églises (COE)
La Conférence des Églises européennes
Le Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE)


 

Groupe des Dombes, l’œcuménisme au travail

Le groupe des Dombes

En 1937, à l’initiative de l’abbé Couturier et du pasteur Richard Baümlin d’Erlenbach, près de Berne, une première rencontre de trois prêtres et de trois pasteurs a lieu à la trappe des Dombes (Ain).

Une « cellule œcuménique » composée de Français et de Suisses se réunit aux Dombes en 1937.

Après la guerre, elle continua à se retrouver chaque année, alternativement aux Dombes, à Presinge, à Grandchamp et à Taizé, puis définitivement aux Dombes, dès 1971.

Ni définition ni articles d’un règlement mais un désir profond de réduire la fracture des Églises en Occident, donc de dialoguer d’abord entre catholiques et protestants (réformés et luthériens), mais en faisant aussi appel à des orthodoxes et à des anglicans.

Le groupe augmenta jusqu’à une quarantaine de membres (vingt catholiques et vingt protestants).

Il s’est toujours voulu libre dans son recrutement, ne dépendant d’aucune autorité contraignante et s’élargissant par cooptation à des personnes représentatives de leurs Églises qui ont un même désir de faire avancer l’œcuménisme. Le groupe comprendra à partir de 1998 des femmes.
Il organise sa vie autour de trois composantes : une recherche théologique, un vrai dialogue et la prière.

En plus de soixante-dix ans, le groupe a abordé de front de très nombreux points de clivage entre catholiques et protestants. D’abord sur le plan ecclésiologique (qu’entend-on quand on dit l’Église et notamment les thèmes controversés de l’autorité, de la succession apostolique ou encore de la communion des saints).

Puis dans les années 1970, plusieurs documents se sont attachés à mettre en lumière les points d’accord des Églises sur des aspects essentiels de la foi : eucharistie, Esprit saint, ministères… Les années 1990 seront marqués par un important travail autour de la conversion des Églises, suivi d’un document consacré à Marie.

La conversion des Églises est le fil conducteur de la réflexion du groupe. C’est sur ce point qu’il éprouva la nécessité d’un vrai dialogue, facilité par une longue connaissance mutuelle.

Chacun savait que l’autre ne trichait pas avec sa foi, et il fallait que s’exerce une vie du groupe centrée sur la continuité et le changement propres à la conversion. Et depuis lors chaque texte se termine par une double conversion ecclésiale proposée par chaque partie à sa propre Église et de nature très pratique.

Cette méthode de convergence œcuménique continue à faire l’objet d’intense recherche de la part du groupe qui la conçoit comme la voie étroite mais décisive de la réconciliation et de la communion ecclésiale retrouvée.

Ainsi le document récent sur le Notre Père « vous donc, priez ainsi ! » a été remanié à quatre reprises et nécessité plus de cinq ans avant d’être publié ! « Le défi, c’est qu’avec nos différentes sensibilités et nos expériences, nous parvenions à redire quelque chose de commun sur la foi dans un langage d’aujourd’hui », explique l’un des membres.

La totalité des documents publiés par le groupe des Dombes de 1956 à 2005 vient d’être réédité en un volume unique : Communion et conversion des Églises ( Bayard 2014 ).

Le 26 août 2014, le pasteur Jean-Noël Pérès a été désigné lors de la session annuelle à l’abbaye de Pradines coprésident pour le groupe en remplacement du pasteur Jean Tartier. L’autre coprésident catholique est le père Jean-François Chiron.

La communauté de Taizé

 « Depuis ma jeunesse, je pense que jamais ne m’a quitté l’intuition qu’une vie de communauté pouvait être un signe que Dieu est amour, et amour seulement.
Peu à peu montait en moi la conviction qu’il était essentiel de créer une communauté avec des hommes décidés à donner toute leur vie, et qui cherchent à se comprendre et à se réconcilier toujours : une communauté où la bonté du cœur et la simplicité seraient au centre de tout. »

Frère Roger, Dieu ne peut qu’aimer, p. 40

Que se passe-t-il à Taizé ?

Un groupe de jeunes du diocèse de Gap et d’Embrun à Taizé en 2014

Depuis plus de soixante-dix ans, des milliers de jeunes y viennent. Et, souvent, en repartent différents ! Ils sont catholiques, protestants, en recherche… ils viennent de tous les pays d’Europe et au-delà.

Sur cette colline de Bourgogne vivent des priants d’un genre nouveau. Leur fondateur, frère Roger, d’origine protestante, y a fondé une communauté fraternelle œcuménique dès la fin de la deuxième guerre mondiale pour que la paix et la confiance puissent à nouveau se tisser dans l’amitié et la prière.

Là-bas les jeunes (de 15 à 29 ans) sont chez eux. Tout se partage, l’espace, la vaisselle faite ensemble, les services, les échanges multilingues, la prière, la joie. Les mineurs viennent encadrés.

Communauté de Taizé
71250 TAIZE
Tél : 03 85 50 30 01

Le Conseil des Églises chrétiennes en France

Les trois co-présidents actuels : Mgr Georges Pontier, le pasteur François Clavairoly, le métropolite Emmanuel

Le Conseil des Églises chrétiennes en France (CECEF) a été créé le 17 décembre 1987. Il est composé de sept représentants désignés par la Fédération protestante de France, sept par le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France (catholiques), sept par l’Assemblée des évêques orthodoxes de France et trois par le représentant en France du Catholicos de tous les Arméniens (Arméniens apostoliques). La Communion anglicane désigne un observateur.

La mission du CECEF est de faciliter la réflexion et éventuellement des initiatives communes dans trois domaines : la présence chrétienne dans la société, le service et le témoignage. Il est un lieu d’échange, d’information, de réflexion et d’initiatives communes.

Le Conseil œcuménique de Églises (COE)

Le Conseil œcuménique des Églises est une communauté fraternelle d’Églises qui confessent le Seigneur Jésus-Christ comme Dieu et Sauveur selon les Écritures et s’efforcent de répondre ensemble à leur commune vocation pour la gloire du seul Dieu, Père, Fils et Saint Esprit.

Cette communauté d’Églises est sur la voie de l’unité visible en une seule foi et une seule communauté eucharistique, exprimée dans le culte et la vie commune en Christ. Elle s’efforce de progresser vers cette unité, tout comme Jésus a prié pour ses disciples, “afin que le monde croie” (Jean 17,21).

Le Conseil œcuménique des Églises (COE) est la plus vaste et la plus inclusive des nombreuses expressions organisées du mouvement œcuménique moderne, dont l’objectif est l’unité des chrétiens.

Fondé en 1948 à Amsterdam, le COE rassemble Églises, dénominations et communautés d’Églises d’une bonne centaine de pays et territoires du monde entier, représentant plus de 500 millions de chrétiens et comprenant la plupart des Églises orthodoxes, un grand nombre d’Églises anglicanes, baptistes, luthériennes, méthodistes et réformées, ainsi que de nombreuses Églises unies et indépendantes.

À la fin de 2012, le COE comptait 345 Églises membres. Si les Églises fondatrices du COE se trouvaient pour la plupart en Europe et en Amérique du Nord, de nos jours ce sont les Églises membres en Afrique, en Asie, aux Caraïbes, en Amérique latine, au Moyen-Orient et dans la région du Pacifique qui sont en majorité.

Pour ses Églises membres, le COE constitue un lieu unique où elles peuvent réfléchir, parler, agir, prier et travailler ensemble, s’interpeller et se soutenir mutuellement, partager et discuter.

La Conférence des Églises européennes

La Conférence des Églises européennes ou K.E.K (de Konferenz Europäischer Kirchen) est une communion fraternelle de 126 Églises de tradition orthodoxe, protestante et vieille-catholique ainsi que de 43 organisations associées de tous les pays du continent européen.

La KEK a été fondée en 1959 et dispose de bureaux à Genève, Bruxelles et Strasbourg.

Les Églises œuvrent ensemble pour promouvoir l’unité des Églises et apporter un témoignage chrétien commun aux peuples et aux institutions d’Europe.

La KEK comprend trois commissions qui travaillent aux questions du dialogue entre les Églises, à la question des migrants, et aux questions sociales, économiques, environnementales. Elle tient son Assemblée environ tous les quatre/cinq/six ans (la 14e ayant eu lieu à Budapest en 2013, la prochaine étant en 2018).

Elle est présidée actuellement par Son Éminence Emmanuel, Métropolite grec de France.

Le Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE)

Le CCEE n’est pas à proprement parlé œcuménique puisqu’il ne regroupe que des catholiques. Mais il permet à des évêques catholiques des différents pays d’Europe de se connaître et de discuter, entre autre des questions œcuméniques. Fondé en 1971, c’est un organe de collaboration, de synodalité et de communion. Il regroupe les présidents des trente-quatre conférences épiscopales catholiques.

Les relations entre la KEK et le CCEE sont étroites et un certain nombre de rencontres œcuméniques ont été organisées conjointement. Une collaboration significative est celle des Rassemblements œcuméniques européens “Paix et Justice” à Bâle 1989, Graz 1997 et Sibiu 2007, qui ont été placés sous la responsabilité commune des deux organisations.

À l’issue de l’Assemblée plénière du Conseil des conférences épiscopales d’Europe en Albanie (Tirana, septembre-octobre 2011), le Cardinal Erdö a été réélu président pour un nouveau mandat de cinq ans.