Benoîte Rencurel, messagère de la réconciliation

La vierge est apparue en 1664 à une jeune femme de 17 ans, Benoîte Rencurel, bergère au village de Saint-Étienne d’Avançon. La Vierge demanda à Benoîte de faire construire une église sur la montagne située en face du village, au lieu-dit le Laus. Les apparitions se poursuivirent jusqu’à la mort de Benoîte en 1718, celle-ci accueillant au cours de sa vie des milliers de pèlerins désireux de recevoir le sacrement de Pénitence et Réconciliation. L’accueil et le sacrement n’ont jamais cessé d’être offerts depuis lors.

Aujourd’hui, le sanctuaire est plus vivant que jamais. Les prêtres, les religieuses et les laïcs qui vous accueillent en ce lieu vous proposent d’entrer avec eux dans la prière, de vous accompagner sur les lieux d’apparitions, de participer à des retraites, à des enseignements, de faire une démarche de conversion vécue dans le sacrement de Réconciliation et dans l’Eucharistie.

Le dossier de béatification de Benoîte Rencurel est en cours.

Le décret de reconnaissance officielle du caractère surnaturel des événements du Laus a été promulgué le 4 mai 2008 par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri.

Le 3 avril 2009, Benoît XVI a ordonné la promulgation du décret de la Congrégation pour les causes des saints authentifiant comme héroïque les vertus de Benoîte Rencurel. Il ne reste plus désormais que la reconnaissance d’un miracle pour que Benoîte Rencurel puisse être béatifiée.

Chronologie : Le Laus de 1664 à aujourd'hui

1647 : Naissance de Benoîte Rencurel à Saint-Etienne d’Avançon (Hautes-Alpes).

1664 : Premières apparitions (elles dureront 54 ans). Benoîte est éduquée par la Vierge Marie puis reçoit sa mission. Début du pèlerinage. Benoîte se dévoue pour les pèlerins, qu’elle accueille mais aussi conseille et encourage grâce au charisme de lecture des cœurs que la Vierge lui octroie. Elle devient ainsi un instrument de Miséricorde et de conversion.

1665 : 130 000 pèlerins se rendent au sanctuaire en 18 mois. Les témoignages de guérisons et conversions se multiplient. Le diocèse d’Embrun autorise  le pèlerinage, la construction d’une église et l’installation de prêtres.

1666 – 1669 : Construction de l’église.

1669 : Première apparition du Christ crucifié. Benoîte vivra les « souffrances du vendredi » jusqu’en 1684. Elle poursuit sa mission d’accueil des pèlerins.

1718 : Benoîte meurt « en odeur de sainteté ».

1791 – 1818 : Le pèlerinage est interrompu suite au pillage du sanctuaire et au départ des prêtres résidents.

1850 : Recopie des Manuscrits du Laus (1800 pages de témoignages de quatre contemporains de Benoîte), par l’abbé Galvin.

1855 : 40 000 personnes assistent à la cérémonie de couronnement de la Vierge de Notre-Dame du Laus.

1864 : Ouverture du procès diocésain, première étape de la cause de béatification.

1977 : En s’appuyant sur les Manuscrits, le Père de Labriolle réalise un important travail de recherches qui débouche sur l’édition d’un livre (Benoîte, la bergère de Notre-Dame du Laus) et sur l’organisation d’un colloque l’année suivante.

1979 : L’évêque de Gap adresse à Jean-Paul II une supplique pour demander la réouverture de la cause de béatification.

1981 : Jean-Paul II lève la suspension et le procès reprend.

2005 – 2008 : Mgr Jean-Michel di Falco Léandri entreprend des démarches pour faire reconnaître officiellement les apparitions.

2008 : Reconnaissance officielle des phénomènes surnaturels survenus au Laus

2009 : Reconnaissance des vertus héroïques de Benoîte, qui est déclarée vénérable.

2011 : Février. Voyage à Rome de Mgr di Falco Léandri et du recteur du sanctuaire, le Père Frère, pour faire un point sur les avancées du procès de béatification. La Congrégation pour les causes des saints souligne la qualité du dossier et confirme qu’il ne reste plus qu’une étape à franchir : la reconnaissance d’une guérison inexpliquée obtenue miraculeusement par l’intercession de Benoîte. Le séjour à Rome permet aussi de constater que le sanctuaire Notre-Dame du Laus est désormais un haut-lieu spirituel connu et reconnu dans l’Eglise.

1er mai. Clin d’œil de l’histoire, le sanctuaire s’unit à la cérémonie de béatification de Jean-Paul II tout en fêtant le 30ème anniversaire de la réouverture du procès de béatification de Benoîte par ce même Jean-Paul II.

2012 – 3 au 5 août : haut-lieu de réconciliation, Notre-Dame du Laus accueille le congrès national de la Miséricorde, sous la présidence du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon. 8 septembre : le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la conférence des évêques de France vient présider la fête de la Nativité de Marie et le 120e anniversaire de l’élévation de l’église au rang de basilique mineure.

La reconnaissance officielle des apparitions

Bien que le pèlerinage du Laus ait été autorisé dès le mois de septembre 1665 par l’archevêque d’Embrun, les apparitions en elles-même n’avaient jamais fait l’objet d’une reconnaissance officielle par l’Eglise.

C’est en 2005, dans le cadre de l’instruction du procès de béatification de Benoîte, que ce constat est fait.

Le 16 juin 2005, Mgr Jean-Michel di Falco écrit donc à la Congrégation pour la doctrine de la foi afin de connaître la démarche à suivre pour permettre la reconnaissance du caractère surnaturel des apparitions du Laus.

La réponse, datée du 22 novembre 2005, précise les normes pour juger du caractère surnaturel des apparitions. Il s’agit d’établir trois commissions: théologique, historique, et scientifique. Le 15 janvier 2007, la synthèse de leur rapport est envoyée à Mgr di Falco Léandri, qui soumet son jugement à la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Après l’assentiment de cette dernière, l’évêque de Gap et d’Embrun promulgue le décret de reconnaissance le 4 mai 2008, au cours d’une messe célébrée au sanctuaire en présence du nonce apostolique en France (Mgr Fortunato Baldelli), de plusieurs cardinaux et de nombreux évêques.

Evénement clé dans l’histoire du sanctuaire, le décret vient officialiser une reconnaissance implicite depuis le temps de Benoîte. Notre-Dame du Laus prend place parmi les grands lieux d’apparitions reconnues par l’Eglise. L’originalité des phénomènes qui y sont survenus réside dans leur durée :
54 ans…

La médiatisation de cet événement a aussi un impact très important sur la notoriété du sanctuaire.

Consultez le programme des sessions

https://www.sanctuaire-notredamedulaus.com/

Benoîte, une jeune fille comme les autres

1647 : Benoîte Rencurel voit le jour à Saint-Etienne d’Avançon au sein d’une modeste famille. Contemporaine du roi Louis XIV, elle va vivre une époque troublée par les tensions politiques, sociales et religieuses.

Après la mort de son père en 1654, elle se voit contrainte de travailler comme bergère. Avant de commencer à parcourir les montagnes avec ses troupeaux, elle demande à sa mère un chapelet. Ne sachant ni lire ni écrire, elle prie à longueur de journées et devient ainsi une vraie contemplative.

Simple et pleine de vie, elle est proche des gens de son village et n’hésite pas à donner sa nourriture aux enfants plus pauvres qu’elle.

1664 : début d’une longue relation

Mai 1664 : après avoir entendu une homélie de son curé, Benoîte ressent le profond désir de rencontrer la Mère de miséricorde.
Peu après, saint Maurice lui apparaît et lui annonce que son vœu sera exaucé.

À partir du lendemain, une « belle dame » lui apparaît quotidiennement pendant quatre mois au Vallon des fours, à proximité de Saint-Etienne.
Pour la préparer à sa future mission, elle lui apporte une éducation intensive qui transforme son comportement et sa vie spirituelle.

Le 29 août, la belle dame révèle son identité : « Je suis Dame Marie, la Mère de mon très cher Fils. »

Fin septembre, après un mois d’absence, Marie se manifeste à nouveau, mais de l’autre côté de la vallée, à Pindreau :
« Allez au Laus, vous y trouverez une chapelle d’où s’exhaleront de bonnes odeurs, et là très souvent vous me parlerez ».

Découvrez ci-dessous les actualités liées au sanctuaire